Cannes : Les réalisateurs belges à Cannes

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Si Gilles Coulier est en compétition officielle dans la section « court métrage», on retrouve également d’autres Belges sur la Croisette venus présenter leur œuvre. « Je suis venu ici sans trop espérer, parce qu’il ne faut pas être trop déçu en repartant », explique ainsi Gilles Coulier, dont le court métrage Mont Blanc a été sélectionné en Compétition Officielle de Cannes Court Métrage (15 – 26 mai 2013). En 2010, Gilles Coulier avait déjà été invité à Cannes lorsque son court-métrage Iceland (IJsland) avait été sélectionné à la Cinéfondation. Le film fait partie des 9 court métrages choisis parmi quelque 3.500 soumissions pour concourir à la Palme d’Or du Meilleur Court Métrage. Le jury de la Compétition des Courts, composé de cinq figures éminentes du monde du cinéma, est présidé cette année par Jane Campion (The Piano, In The Cut, Bright Star).

 

À la Cinéfondation, c’est Sarah Hirtt qui représente la Belgique avec En attendant le dégel. Travail de fin d’année de l’INSAS, il fait partie des 18 films sélectionnés pour la compétition parmi 1550 candidatures (envoyées par 277 écoles). « Pour faire un bon film, il faut beaucoup de motivation et une très bonne équipe derrière car un film cela ne se fait pas tout seul », explique-t-elle. Le 2ème prix est revenu à la Belge. Destinée à soutenir la création de films dans le monde, la Cinéfondation accueille depuis 1998 et sous l’égide de Gilles Jacob, le président du Festival, des jeunes cinéastes, qui n’ont réalisé qu’un ou deux films. Le 1er prix a été attribué à Needle (une fiction de 21 minutes sur une jeune fille qui va se faire percer les oreilles, sur fond de dispute entre ses parents), réalisé par l’Iranienne Anahita Ghazvinizadeh. Cette étudiante au School of the Art Institute of Chicago remporte un prix de 15.000 euros et a également l’assurance que son premier long métrage sera présenté au Festival de Cannes.

 

On y retrouve également Exil de Vladilen Vierny, un Russe immigré en Belgique, qui s’intéresse particulièrement à la question de l’immigration au vu de son parcours. Enfin, découvrez un jeune homme sympathique, John Danvoye, qui présente Interférence au Short Film Corner qui avoue « Je ne sais pas tout qui je serais dans mon film. peut-être les chaussures toutes silencieuses».